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Donald Trump intensifie sa politique protectionniste. Cette semaine, il a confirmé qu’à partir du 3 avril, une taxe d’importation de 25 % s’appliquera aux voitures produites en dehors des États-Unis. Une mesure qui pénalise particulièrement les constructeurs européens, dont une part bien plus faible des véhicules est fabriquée sur le sol américain.
Volkswagen (21 %), BMW (36 %) et Mercedes (41 %) sont bien moins implantés localement que les marques japonaises comme Honda (73 %), Toyota (50 %) et Nissan (52 %).
Les grands perdants : Porsche, Ferrari et Lamborghini
Mais les plus touchés restent les marques de luxe comme Porsche, Ferrari et Lamborghini, qui ne produisent aucun véhicule aux États-Unis. Sans surprise, leurs actions ont fortement chuté ces dernières semaines.
Porsche, par exemple, a perdu plus de 30 % en quelques mois et affiche une baisse de 13,67 % sur les 30 derniers jours.

Ferrari ne s’en sort pas beaucoup mieux, avec une baisse de 13,00 % sur le dernier mois. Au cours des cinq derniers jours, son action a chuté de 4,21 %.
L’impact réel sur Porsche et Ferrari reste incertain
La question se pose de savoir dans quelle mesure des marques comme Porsche et Ferrari seront réellement affectées. Si une voiture coûte déjà 200 000 dollars et que son prix grimpe à 250 000 dollars, cela dissuadera-t-il vraiment leurs clients ?
Ce segment de marché est peu sensible aux taxes d’importation. Au contraire, cette hausse pourrait renforcer l’attrait de ces marques en rendant leurs modèles encore plus exclusifs.
Quelles conséquences pour le bitcoin ?
Donald Trump confirme son engagement dans la guerre commerciale, quitte à fragiliser l’économie. À court terme, cette situation crée de l’incertitude, ce qui impacte aussi le bitcoin.
Pour que la cryptomonnaie prospère, un environnement économique stable et une circulation fluide du capital sont nécessaires. Or, face à une montée des risques et de l’incertitude, les investisseurs privilégient encore des actifs refuges traditionnels comme l’or et les obligations d’État.
Bitcoin pourrait un jour atteindre ce statut, mais il n’est pas encore perçu comme une valeur refuge.